| Titre : |
Mariage pour tous et figures de l’humain |
| Type de document : |
document électronique |
| Auteurs : |
Arènes, Jacques ; Deprez, Stanislas ; Foyer, Dominique |
| Année de publication : |
2015 |
| Note générale : |
Revue d'éthique et de théologie morale, n 287, 5, 2015-12-03, pp.67-84
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Cairn |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
Revue d'éthique et de théologie morale |
| Résumé : |
Le thème des enjeux « anthropologiques » fut souvent évoqué au cours du débat concernant la loi dite du « mariage pour tous », débat qui a mobilisé une partie du corps social en France. Dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychanalyse, théologie, etc.), les auteurs tentent de situer le statut de l’argument anthropologique quand la production des normes, notamment dans le registre familial, s’édifie dans le tressage complexe des demandes ou revendications individuelles, et de la pression des groupes (aussi bien du côté de l’Église et des religions que de groupes militants « pro » mariage pour tous). L’évolution de l’anthropologie comme discipline académique est interrogée, ainsi que, plus largement, le statut de l’anthropologie au sein de l’épistémè des sciences humaines et du droit. La diffraction des points de vue sur l’humain est soulignée : il n’existerait plus de lieu central où s’élaborent des savoirs communs, mais une bataille dans l’espace public entre de multiples discours et textes normatifs. Les positionnements académiques et d’expertise scientifique s’hybrident et se complexifient : entre l’accompagnement des nouvelles normativités et le désir de participer à leur naissance, la place de l’universitaire devient ambiguë, oscillant entre le positionnement savant et la posture normative.
Marriage for all and human representation
What is “anthropologically” at stake was a recurring motif throughout the debate on the so-called “marriage for all” law, a debate that marshaled a part of France’s social body. From an interdisciplinary perspective (combining law, philosophy, psychoanalysis, theology, etc.) the authors try to determine the status of the anthropological argument when the construction of norms, namely in the realm of the family, occurs within a complex fabric of demands and individual claims, as well as under group pressures (exercised not only by the Church and religions but also by militant “pro” marriage for all groups). The evolution of anthropology as an academic discipline is examined, as well as, more generally, the status of anthropology within the episteme of human sciences and law. The diffracted points of views regarding the human being are underscored : apparently there no longer exists a central space dedicated to the development of common knowledge, but instead a public one where multiple normative discourses and texts confront one another. Academic positions and those of scientific expertise are becoming increasingly hybrid and complex : between the embrace of new normativities and the ambition of being involved in their conception, the academic’s position has grown ambivalent, oscillating between a position of knowledge and of normative posture.
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| En ligne : |
https://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=RETM_287_0067 |
| Permalink : |
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